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Protohistoire

(– 3 000/-52)

Les âges des métaux ou Protohistoire se caractérisent par trois phases chronologiques : le Chalcolitihique, l’âge du Bronze et l’âge du Fer.

Fig. 2@G.Druart
Fig. 2@G.Druart
Fig. 3@G.Druart
Fig. 3@G.Druart
Fig. 4
Fig. 4

A chacune de ces phases s’opèrent de grands changements dus en premier lieu à l’évolution des techniques. La plus évidente réside dans le métal utilisé : cuivre puis bronze puis fer. Des cultures matérielles vont se développer, Fontbouïsse (Fig 2),Vérazienne (Fig, 3) Campaniforme (Fig. 4) ont été identifiées par la céramique à Agde, Portiragnes, Florensac, Vias, Bessan, Saint-Thibéry ou encore Nizas. Elles sont identifiées par la céramique. Ce faciès va évoluer au Bronze, avec l’apparition des urnes rhodaniennes (Fig 5), du décor dit « barbelé », et du mailhacien (Fig 6). Ainsi vont apparaître de nouveaux courants commerciaux. La façon d’enterrer les morts va aussi changer si on observe l’utilisation des tombes collectives au Chalcolithique, l’incinération va se généraliser durant l’âge du bronze et perdurer durant l’âge du Fer. Cette dernière période couvre les trois quarts du Ier millénaire av. J.-C. Dès lors, les sociétés indigènes connaissent de grands changements. En effet, la fréquentation des côtes par les navigateurs méditerranéens se traduit au VIIème siècle avant J.-C. et au tout début du VIème siècle avant J.-C. par une mutation des habitats, qui laisse percevoir un changement important dans l’équilibre du peuplement local. ; la colonisation grecque, qui se traduit par la fondation de Béziers dès 625 av. J.-C. suivie par l’apparition d’importants sites sur le littoral Bessan, Agde ; l’affirmation de Rome en Méditerranée qui se solde par la conquête de la Gaule (entre la fin du IIème siècle et la fin du Ier siècle av. J.-C.) vont affecter l’ensemble des aspects matériels et certainement aussi religieux, idéologiques, politiques… des populations locales issues de la fin de l’âge du Bronze.

Fig. 5
Fig. 5
Fig. 6
Fig. 6

Le début de cette période est marqué par une relative intensité de sites du VIIème siècle. Tandis que les habitats nous sont encore peu connus, les nécropoles du Peyrou et du Bousquet à Agde nous renseignent sur la précocité sans égal des contacts dans la région Orb/Hérault entre marchands navigateurs et indigènes (Fig 7)  .

Fig. 7
Fig. 7

Dans la seconde moitié du VIème siècle avant J.C. nous constatons essentiellement des sites groupés situés sur les hauteurs (Agde, Bessan, Florensac, Aumes, Pézenas). A la même période apparaissent dans les campagnes des petites fermes ayant une courte occupation. En effet elles disparaissent toutes vers le début du Vème siècle.

Les périodes des IVème et IIIème siècles sont peu représentées. Les seuls témoignages se trouvent à Agde, Saint-Thibéry.

En revanche le IIème siècle est mieux appréhendé. Des habitats indigènes, comme l’oppidum d’Aumes se développent. A cette période, nous sommes en présence d’un nombre croissant de domaines à vocation viticoles en liaison avec la ville grecque d’Agde. Nous remarquons une harmonisation de leur évolution. En effet, après une forte production (IIème siècle avant J.-C.), ils subissent une baisse d’activité pour être totalement abandonnés au Ier siècle avant notre ère.

Sites :