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Les métiers de l’archéologie

Les bonnes pratiques de l'archéologie.

Je veux devenir archéologue !!!

Pour devenir archéologue, il faut une licence en histoire, histoire de l’art et archéologie ou sciences humaines.
Puis poursuivre :
- soit en master professionnel qui mène aux métiers de l’archéologie préventive.
- soit en master recherche qui mène aux métiers de la recherche en archéologie. 

Il est cependant indispensable d’avoir une bonne pratique qui ne peut s’acquérir qu’en participant à des chantiers. 
De nombreux chantiers de fouilles programmées accueillent des étudiants en archéologie durant les campagnes de fouilles en été. 
https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Archeologie/Sur-le-terrain/Chantiers-archeologiques-ouverts-aux-benevoles-2021

L' archéologue ?

L' archéologue est un spécialiste en archéologie, cette discipline scientifique dont l’objectif est d’étudier l’Homme, son évolution et son milieu de vie, depuis la Préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine, à travers l’analyse de l’ensemble des vestiges matériels (artefacts archéologiques) qui se sont conservés et que l’on retrouve grâce à la fouille.

L’archéologue, cherche et étudie les traces laissées par les hommes des différentes époques.
Ses découvertes permettent de mieux connaître et comprendre les modes de vies des sociétés du passé.

Il travail sur le terrain pendant la fouille mais également en laboratoire, durant le post-fouille, pour l’analyse des vestiges.
Il pratique souvent l’enseignement afin de transmettre ses connaissances et découvertes.

L’archéologue peut avoir différent statut : être un chercheur CNRS et/ou universitaire, un employé du service public (état, collectivité, commune), un employé d’entreprise privée (opérateur d’archéologie préventive).

Un archéologue est avant tout un passionné du passé et de la découverte !

Le (la) céramologue ?

La céramologie est une discipline intégrante de l’archéologie. Le (la) céramologue étudie les objets de terre cuite issus des fouilles archéologiques.

Depuis le néolithique les hommes ont eu besoin de récipients pour stocker, manger, cuire. Retrouvés en petits morceaux dans les différentes couches archéologiques. Ils sont méthodiquement recueillis, inventoriés, recollés, dessinés, photographiés.

Les céramologues ont mis au point des typologies de céramiques ce qui leur permet de les attribuer à des périodes et des groupes culturels.

Ces petits fragments donnent des indications quant aux us et coutumes, à la vie quotidienne, à la datation d’une couche archéologique, au commerce, aux relations extra-communautaires et au spécificités du site. C’est aussi un traceur culturel.

C’est une mine de renseignements pour l’archéologue !

Le (la) lithicien(ne)?


Le (la) lithicien(ne) (du grec lithos) ou la lithicienne est l’archéologue spécialisé dans l’étude du mobilier lithique ou macro-lithique tels que des outils en pierre taillée, issus des opérations archéologiques.

Il (elle) étudie l’ensemble de la chaîne opératoire de fabrication de l’outil en pierre, depuis l’identification des matières premières et des gîtes d’approvisionnement jusqu’à l’identification de la production : méthodes et techniques utilisées dans la confection de l’outil.

Il (elle) utilise l’analyse technologique pour déterminer la technique de taille employée, et l’analyse typologique qui permet la classification par type et détermine l’appartenance à telle ou telle catégorie d’outil, pour chaque pièce étudiée.

Il (elle) poursuit son étude par une approche fonctionnelle de l’outil en vue d’analyses complémentaires réalisées par la tracéologie (étude des traces).

Le (la) lithicien(ne) participe à la détermination chronologique des sites préhistoriques, en effet, les outils en pierre taillée sont les principaux marqueurs chrono-culturels de la préhistoire.

L' Archéozoologue ?



L' archéozoologue étudie les rapports entre l’homme et l’animal. Il analyse les restes d'animaux retrouvés en contexte archéologique.

L’ archéozoologie est la discipline scientifique qui vise à reconstituer l’histoire des relations naturelles et culturelles entre l’homme et l’animal.

L’étude des ossements animaux donne des informations sur le climat, la vie quotidienne des hommes et leur environnement. Cette discipline s’intéresse à l’ensemble des espèces animales : mammifères, oiseaux...
Les os sont généralement les seuls restes animaux qui subsistent après la mort.

L’archéozoologue utilise l’ostéologie (l’étude de l’os) pour connaître l’histoire biologique de l’animal, la morphologie (la forme) pour établir une classification entre les animaux d’une même espèce, et la génétique pour déterminer les liens de parenté entre les animaux d’un même site archéologique afin d’observer les déplacements des espèces.

Aussi l’archéozoologue s’intéresse aux pratiques d’exploitation des matières animales par l’analyse des traces laissées sur les os (dépeçage ou découpage), également aux pratiques liées à l’élevage (sélection des espèces, état de santé des bêtes et âge d’abattage).

L' Anthropologue ?


L’origine du mot est grecque : Anthropos signifie « être humain ». Logos correspond au langage, au discours qui est porté sur un objet, et désigne également la science qui est développée autour de ce dont on parle.

L’Anthropologie, est donc la discipline scientifique qui vise à reconstituer l’histoire des hommes, sous tous leurs aspects, à la fois physiques, sociaux et culturels. Elle est exercée par des anthropologues.

L’anthropologie sociale et culturelle s’intéresse aux groupes humains en étudiant les structures des sociétés, les institutions et faits sociaux (A. sociale) et tous leurs aspects symboliques (A. culturelle). Dans l’école française, le terme Ethnologie permet de regrouper ces deux « écoles ».

L’anthropologie physique étudie les squelettes humains de différentes époques, retrouvés en contexte archéologique, à travers l’étude des caractères anatomiques, biologiques et pathologiques. La paléo-démographie et désormais la génétique permettent d’appréhender l’évolution des sociétés anciennes ainsi que les déplacements de population.

L’anthropologue s’intéresse aussi aux sépultures, qui sont les lieux où ont été déposés les corps des défunts. Elles révèlent beaucoup d’enseignements sur les pratiques funéraires (type de tombe, traitement du corps, offrandes associées, gestes funéraires) et les comportements devant la mort des sociétés passées.

Le terme « archéo-thanatologie » a été élaboré par Henri Duday et Bruno Boulestin à la fin des années 90’, pour remplacer les désignations « anthropologie de terrain » et « archéologie funéraire ». Le but est de regrouper sous un même vocable les aspects biologiques, sociologiques et culturels de la mort dans les populations anciennes. Un terme unique qui s’alimente des données de fouilles, de l’anthropologie biologique et sociale, et aussi de l’Ethnologie.

Pour en savoir plus :
https://www.inrap.fr/les-sciences-de-l-archeologie/L-anthropologie


Le (la) carpologue ?


Le carpologue étudie les restes végétaux - paléo-semences et carporestes – conservés et découverts en contexte archéologique.

La carpologie est la discipline scientifique qui vise à restituer le paléoenvironnement des sites archéologiques. Elle renseigne à la fois sur la flore locale, les pratiques agricoles, l’alimentation et les pratiques culinaires des sociétés passées. Elle fait partie du domaine de l’archéobotanique.

L’origine du mot : Carpos vient du grec et signifie « fruit ». Logos correspond au langage, au discours qui est porté sur un objet, désigne également la science qui est développé autour de ce dont on parle.
 
Le carpologue s’intéresse à l’homme et son environnement. L’étude des déchets végétaux liés aux activités humaines, permet à la fois de comprendre l’utilisation des végétaux par l’homme mais également de reconstruire le paysage.

Les espèces végétales analysées sont composées de graines, de pollens, de charbons de bois, feuilles et bois. Également des espèces domestiques comme les céréales, légumineuses, fruits et plantes.
Ces restes se conservent dans différents milieux : soit en contextes humides, dit « anaérobique » (dans l’eau et à l’abri de l’air), soit par la carbonisation (utilisation du feu), ce dernier est le mode de conservation le plus répandu.